Dans le premier volet d'Airo 101, nous avons posé les bases de l'aérodynamisme en cyclisme. Nous avons présenté la règle d'or de la résistance à l'air : le coefficient de traînée (CdA). La position, la posture et le matériau du vélo déterminent conjointement la quantité d'énergie perdue dans l'air environnant.
Dans Airo 101 II , nous approfondissons le sujet et nous concentrons sur l'influence des vêtements sur l'aérodynamisme. Car l'aérodynamisme ne se limite pas à la position sur la moto, mais concerne aussi vos vêtements. Plus précisément : chaque fibre de votre vêtement. Notamment à des vitesses comprises entre 35 et 45 km/h, où les vêtements peuvent représenter 30 à 40 % de la résistance à l'air totale, le choix d'un tissu judicieux peut faire toute la différence entre une chute évitée de justesse et une ascension fulgurante. Lisez cet article pour comprendre pourquoi, à quoi faire attention et comment Airoman.cc exploite les lois de l'aérodynamisme pour concevoir des vêtements performants.
Circulation de l'air et résistance : comment les vêtements font la différence
Petit rappel des notions de base d'Airo : la façon dont l'air se déplace autour des objets détermine leur aérodynamisme. Deux types d'écoulement sont importants : laminaire et turbulent. L'écoulement laminaire se propage de manière fluide et uniforme sur une surface, avec un minimum de frottement et donc une faible résistance à l'air. Lorsque cet écoulement devient turbulent – un régime chaotique caractérisé par de nombreuses fluctuations – la résistance à l'air augmente considérablement (White, 2024). Le point de transition entre l'écoulement laminaire et l'écoulement turbulent est appelé la zone de transition, et c'est à ce niveau que des gains peuvent être réalisés.

Pour obtenir un avantage aérodynamique, il est donc essentiel de maximiser l'écoulement laminaire et de modifier le point de transition. Des matériaux et des structures judicieusement choisis peuvent influencer cette transition. Contrairement à une idée répandue, cela ne signifie pas que les vêtements doivent être aussi lisses que possible. Les tissus à surface côtelée ou texturée peuvent en réalité influencer positivement l'écoulement de l'air en gérant mieux la transition entre l'écoulement laminaire et l'écoulement turbulent contrôlé (Defraeye et al., 2011). Les textiles lisses entraînent un décollement plus rapide de l'écoulement, ce qui crée des « zones de faiblesse » plus importantes et donc une traînée accrue.
Cependant, chaque tissu est unique et son effet varie selon les parties du corps. Le choix du tissu doit donc être adapté à la zone concernée. Au niveau du haut du corps (épaules, bras), il est nécessaire d'utiliser des tissus qui empêchent le décollement prématuré du flux d'air, car cette partie est la première exposée à ce dernier. Dans ce cas, les matières structurées (comme les tissus côtelés ou à motifs) peuvent contribuer à créer des turbulences contrôlées. Pour les zones où la résistance à l'air est moindre (comme le torse), les textiles lisses peuvent suffire. Il ne faut pas non plus négliger l'importance de l'élasticité et de la compression : elles garantissent un ajustement parfait, essentiel pour minimiser les bulles d'air et les plis, sources de résistance (Defraeye et al., 2011).
Différents matériaux dans la soufflerie
Les essais en soufflerie montrent que de petites différences dans le choix du tissu ont un impact direct sur l'efficacité aérodynamique. Par exemple, de légères modifications vestimentaires peuvent réduire la résistance à l'air jusqu'à 10 %, selon la vitesse et la texture de la surface (Crouch et al., 2017). Dans certaines situations, des vêtements aérodynamiques peuvent même améliorer davantage le coefficient de traînée qu'une position cycliste optimale sans vêtements aérodynamiques. Le vêtement n'est donc pas un détail, mais un facteur essentiel.
Et le plus intéressant : cette différence n’est pas que théorique. À 45 km/h, une combinaison aérodynamique bien conçue permet d’économiser jusqu’à 10 à 15 watts par rapport à un maillot et un cuissard classiques. Faites le calcul sur une course de cinq heures : ce n’est pas négligeable, c’est un gain considérable.

Entre les lignes : l'aérodynamisme et les règles de l'UCI
L'UCI n'a pas perdu de vue les avantages des vêtements aérodynamiques. Depuis 2019, son règlement inclut des règles claires visant à limiter ces avantages. Par exemple, les chaussettes ne doivent pas descendre au-delà du milieu du mollet. De plus, les tissus ne doivent pas se déformer pour gagner en aérodynamisme. Leur structure doit rester inchangée lorsqu'ils ne sont pas utilisés ; les plis complexes et les formes rigides sont donc proscrits.
De plus, il y a une limite : la texture ou le relief ne doivent pas dépasser 1 millimètre. Cela signifie que les manches ou les empiècements légèrement côtelés (comme ceux des combinaisons de contre-la-montre) sont autorisés, mais tout ce qui dépasse cette limite est proscrit. Les règles sont strictes, mais cela signifie essentiellement une chose : l’aérodynamisme est essentiel. Il est donc crucial de faire les choix les plus judicieux dans le respect de ces directives.
Airoman x flux d'air laminaire
Le nom Airoman est déjà un indice, mais l'aérodynamisme est au cœur de nos produits. Des chaussettes aux sous-vêtements techniques, chaque article est conçu pour optimiser la circulation de l'air autour du corps, dans le respect des réglementations UCI, bien entendu.
Chez Airoman.cc, nous proposons plusieurs types de chaussettes, dont les Airo Evo qui offrent le meilleur avantage aérodynamique. Les chaussettes Airo « Signature » Aero sont fabriquées dans un tissu lisse légèrement côtelé, assurant un flux d'air laminaire plus longtemps. Avec les chaussettes Airo « Evo », nous allons encore plus loin. Ces chaussettes utilisent des matériaux lisses et conducteurs d'air placés stratégiquement pour optimiser la circulation de l'air autour de la cheville et du bas de la jambe.
Notre dernière innovation est le sous-vêtement technique Airo « Evo » . Nombre de maillots de cyclisme n'utilisent pas de tissu côtelé aérodynamique, ce qui entraîne une perte de structure précieuse. Ce sous-vêtement y remédie : en permettant à l'effet côtelé d'agir de l'intérieur vers l'extérieur, il optimise la circulation de l'air autour du haut du corps. Or, c'est précisément cette partie du corps qui fend l'air en premier, offrant ainsi le plus grand avantage aérodynamique.
En résumé, vous voulez vraiment aller plus vite sans pédaler plus fort ? Alors, ne vous contentez pas de regarder votre posture ou votre vélo, mais aussi votre tenue. Avec les bons vêtements, vous exploiterez chaque watt et donnerez le meilleur de vous-même.
Dans le prochain épisode d'Aero 101, nous explorerons plus en détail les effets aérodynamiques de la position sur le vélo et du choix des matériaux sur le coefficient de traînée (CdA). Suivez-nous sur Instagram et sur notre blog. Nous vous aiderons à progresser, sortie après sortie.
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